200 élus ont demandé au ministre de la Justice d'envisager des poursuites contre sept groupes de rap, accusés d'incitation à la violence.
François Grosdidier (site de l'Assemblée nationale)
Quelque 200 élus ont demandé au ministre de la Justice d'envisager des poursuites contre sept groupes de rap, accusés d'incitation à la violence, presque un mois après le déclenchement des émeutes, a-t-on appris mercredi 23 novembre auprès de l'initiateur de la saisine.
Le député avait déjà déposé une question écrite à l'Assemblée nationale à l'intention de Pascal Clément en août, concernant Monsieur R., de son vrai nom Richard Makela.
Il a déposé mardi six autres questions écrites, auxquelles se sont associés 152 députés et 49 sénateurs en majorité de droite, figurant dans une liste qu'il a transmis à l'AFP.
Elles visent le chanteur Smala, le groupe Lunatic, le groupe 113, les rappeurs Fabe et Salif ainsi que le groupe Ministère Amer.
"Plus acceptable"
"Le sexisme, le racisme et l'antisémitisme ne sont pas plus acceptables sur des paroles chantées que sur des paroles parlées ou écrites", a déclaré François Grosdidier.
"Ce n'est pas un type de musique qui s'adresse à un public averti (...) et qui est en mesure de prendre des messages au deuxième, au troisième ou au quatrième degré", a-t-il ajouté.
"Dans les facteurs qui ont conduit aux violences dans les banlieues, cela en fait partie", estime-t-il. "Ce phénomène musical là n'est pas du tout étranger à ces violences. Cela conditionne et c'est ce qui fait passer à l'acte".
ci-contre: François Grosdidier